• La vaccination chez le chien

    LA VACCINATION CHEZ LE CHIEN

     

    Comme nous, les animaux domestiques ne disposent pas de suffisamment d’anticorps pour se prémunir de tous les virus et contractent des maladies infectieuses, un certain nombre de ces maladies peuvent affecter gravement leur santé, voire même entraîner leur mort.
    Pour protéger votre chien, recourir à la vaccination est la seule alternative, et ce dès le plus jeune âge.

     

    Occasionnellement, on entend parler de lobbies anti-vaccination
    A la question : devons-nous encore vacciner nos chiens, la réponse reste oui, bien sûr.
    Il est essentiel en effet de se souvenir que la plupart des maladies contre lesquelles nous vaccinons sont mortelles. De plus, la seule façon de garder sous contrôle une maladie infectieuse a l'échelle d'une population, et de procurer à chaque individu une protection optimale est de s'assurer qu'au moins 70 % de la population est couverte.
    Certaines maladies peuvent également représenter un danger pour l'Homme : c'est le cas de la rage et de la leptospirose, pour ces deux maladies en particulier, les vacciner c'est aussi nous protéger.

     

    Que faire avant et après l'injection ?
    La vaccination doit être pratiquée sur un animal en bonne santé, correctement déparasité. L'idéal est de penser à vermifuger votre chien 8 jours avant la date du vaccin. La vaccination représente un petit "stress" pour l'organisme ; elle sera mieux tolérée et plus efficace si l'animal est en bonne forme. Afin de s'en assurer, votre vétérinaire procédera à un examen minutieux de l'animal avant de le vacciner. Penser à lui signaler toute anomalie que vous auriez constatée.

    L'injection est en général parfaitement tolérée, dans de rares cas, on peut observer après l'injection une fatigue passagère ou l'apparition d'une petite réaction locale au point d'injection qui disparaît spontanément en quelques jours.

    Dans tous les cas, il est recommandé de laisser le chien au repos pendant les 24 heures qui suivent une injection vaccinale.

     

    Protocole de vaccination
    Le protocole de vaccination n’est pas fixe mais doit être adapté par le vétérinaire en fonction de différents points :
    - âge du chien
    - environnement (présence d’autres animaux)
    - mode de vie (chasse, voyages…)
    - vaccination ou pas de la mère pour un chiot très jeune
    - situation épidémiologique de la région

    De façon classique, le premier vaccin pourra être effectué vers l’âge de 7 semaines,
    cette primo-vaccination, vaccin «CHLP», comprend :
    (C) la maladie de Carré
    (H) l'hépatite de Rubarth
    (L) la leptospirose 
    (P) la parvovirose

    Le rappel «CHLP» se fera après 3 à 6 semaines

    (R) Rage
    généralement pratiqué en même temps que la 2ème injection de la primo-vaccination, (en tous cas après les 3 mois du chiot)

    Ces différents vaccins nécessiteront un rappel annuel

    Attention
    Si les rappels ne sont pas effectués dans les délais prescrits par votre vétérinaire, celui-ci sera obligé de recommencer le protocole depuis le début, il est donc important de bien respecter les dates des rappels.

    Comme chez l'homme, les défenses immunitaires diminuent avec l'âge, il est donc presque aussi important de vacciner un vieux chien qu'un chiot.

     

     

    LA MALADIE DE CARREE
    C’est une maladie virale très contagieuse. Cette maladie peut provoquer des signes cliniques peu marqués chez certains chiens, mais être mortelle chez d’autres, en particulier chez les chiots. La vaccination a permis de réduire considérablement l’incidence de la maladie ces dernières années. Cependant, il existe toujours des zones ou l’infection persiste, en particulier dans les grandes villes où les chiens non vaccinés sont nombreux.

    Comment elle se transmet ?
    L’infection se produit principalement par l’intermédiaire d’aérosols, au moment d’un contact rapproché dit nez-à-nez. La période d’incubation peut durer jusqu’à trois semaines. Le virus ne survit pas facilement dans l’environnement et est détruit par les désinfectants usuels.

    Les signes cliniques
    Les premiers signes de la maladie sont respiratoires : écoulements oculaire et nasal, toux. Ensuite on observe un abattement, une perte d’appétit, des vomissements et des diarrhées. Dans les derniers stades de la maladie, les chiens peuvent présenter un épaississement cutané au niveau de la truffe et des coussinets (on parle d’hyperkératose). Les chiens qui survivent présentent parfois des complications neurologiques, par exemple des crises convulsives.

    Traitement
    Même si des perfusions peuvent être utiles pour compenser les pertes dues aux vomissements et aux diarrhées, il n’existe pas de traitement spécifique.

     

     

    L’HEPATITE DE RUBARTH (ou hépatite contagieuse canine)
    C’est une maladie qui affecte le foie, les reins, les yeux et les poumons du chien. Cette hépatite contagieuse d’origine virale peut se développer très rapidement, et dans certains cas conduire à la mort en quelques heures.

    Comment elle se transmet ?
    Cette maladie se transmet par contact direct avec de l’urine infectée, de la salive ou des matières fécales. De plus, les chiens qui ont guéri d’une telle affection peuvent contaminer d’autres chiens pendant plus de six mois. Les jeunes chiots y sont particulièrement sensibles. Le virus est relativement résistant et peut survivre plusieurs mois dans des conditions d’environnement idéales.

    Signes cliniques
    Les signes cliniques apparaissent après une période d’incubation de 4 à 7 jours. Ils comprennent la plupart du temps une diminution d’appétit, de la fièvre, des muqueuses pâles, une conjonctivite, de la toux, une douleur abdominale, des vomissements et de la diarrhée. Parfois le chien peut présenter une jaunisse. Chez certains chiens, après guérison, survient une opacité cornéenne, connue comme la «kératite bleue», qui se résout ensuite. De temps en temps la maladie est si grave qu’elle entraîne subitement la mort avant qu’aucun signe n’ait pu se développer.

    Traitement
    Il n’existe pas de traitement médical spécifique

     

     

    LA PARVOVIROSE
    Cette maladie est provoquée par un virus extrêmement résistant dans le milieu extérieur, il peut persister dans l’environnement pendant de longues périodes (des mois voire des années), elle reste une maladie fréquente chez les chiens non vaccinés.
    Cette maladie peut provoquer une gastro-entérite très grave chez le chien de tout âge, mais elle est beaucoup plus fréquente chez le chien de moins d'un an.

    Comment elle se transmet ?
    Les principales sources d’infection sont les matières fécales des chiens infectés. Le parvovirus peut être transporté sur les vêtements, les semelles de chaussures ou le pelage des animaux avant d’être à l’origine de nouvelles contaminations.

    Signes cliniques
    La période d’incubation de la parvovirose est généralement voisine de 4 à 7 jours. La forme classique est une gastro-entérite très grave. On peut toutefois rencontrer des formes suraigües ou bien encore des signes moins marqués. Les signes cliniques classiques sont l’abattement, le refus de boire et de s’alimenter, des vomissements ainsi qu’une diarrhée profuse, hémorragique et nauséabonde, associée à une douleur abdominale. Une déshydratation grave s’installe, conduisant rapidement à la mort.

    Traitement
    Il n’existe pas de traitement médical spécifique

     

     

    LA LEPTOSPIROSE
    Elle est provoquée par une bactérie que l'on trouve dans les urines des animaux infectés. C'est une zoonose (maladie transmissible de l'animal à l'Homme) grave, l'Homme pouvant s'infecter par contact avec des urines contaminées.

    Comment elle se transmet
    Les petits mammifères sauvages, notamment les rongeurs, sont les réservoirs principaux de la maladie. La transmission de la maladie au chien se fait soi directement par contact avec de l'urine infectée, soit indirectement par contact avec de l'eau contaminée (en buvant cette eau ou en nageant dans un plan d'eau fréquenté par des rats).

    Signes cliniques
    Les symptômes peuvent aussi bien être discrets et non spécifiques (léthargie, abattement..) que sévères (douleur abdominale, jaunisse, atteinte du foie et même mort dans certains cas). Certaines formes sont plus atypiques, et conduisent à une atteinte chronique des reins ou du foie.

    Traitement
    La leptospirose peut facilement s’avérer mortelle chez le chien ; c’est cependant une maladie que l’on peut traiter au moyen d’un traitement antibiotique spécifique. Malgré tout le traitement ne garantit pas la guérison, et certains chiens nécessiteront par exemple une transfusion.

    La leptospirose, en savoir plus ici  

     

     

    LA RAGE
    La France est un pays considéré comme indemne de rage depuis 2001. Par contre la rage reste un problème grave dans d’autres pays, tels que les pays d’Asie et d’Afrique.

    Cette maladie d’origine virale est transmissible de l’animal à l’Homme. Chez tous les mammifères qu’elle concerne, y compris chez l’Homme, cette maladie entraîne irrévocablement la mort une fois que ses symptômes sont déclarés. Les chiens sont à l’origine de la plupart des cas de contamination humaine.

    Comment elle se transmet
    La rage est transmise la plupart du temps par la morsure d'un animal, mais peut également se faire par griffure, ou léchage d'une peau altérée par un animal enragé.

    Les animaux domestiques, mais aussi sauvages, font office de réservoir pour la maladie. L'Homme est le plus souvent infecté par le chien et le chat, mais aussi par les rongeurs, les renards, les chauves-souris, les mouffettes...

    Signes cliniques
    La période d'incubation de la rage varie de 9 jours à plus d'un an. Dans certains cas ce délai est du à la migration du virus du site initial d'entrée dans l'organisme jusqu'à la moelle épinière ou le cerveau. La durée moyenne d'apparition des signes cliniques est de quatre semaines après l'infection. Trois phases peuvent être distinguées :

    Première phase :
    inflammation locale au site d'entrée du virus, suivie de fièvre, puis changements discrets d'humeur et de comportement. Par la suite, les pupilles se dilatent et les réflexes oculaires ralentissent. La voix de l'animal se modifie.

    Seconde phase:
    agressivité, problèmes de coordination, désorientation, crises convulsives, salivation augmentée et photophobie.

    Troisième phase:
    paralysie, salivation excessive, insuffisance respiratoire, coma puis mort.

     

    Prévention et contrôle
    La vaccination contre la rage est très réglementée, du fait de la gravité de cette maladie pour l'Homme. La réglementation française et européenne est donc très stricte sur le sujet.
    Il est vital de continuer à maintenir une pression vaccinale importante, ainsi que de respecter les formalités de passage des frontières. En effet seule une telle vigilance permet à la France de conserver son statut de pays indemne de rage, les seuls cas récents observés sur notre territoire étant des cas importés.

    On ne peut légalement vacciner que les animaux de plus de trois mois.
    A l'issue de la première vaccination, un délai pour la validité de cette vaccination est nécessaire, il est maintenant de 21 jours après l'injection.
    Le rappel a lieu tous les ans. En cas d'oubli du rappel, le protocole devra être repris depuis le début (vaccination valable 21 jours après).

    Sachez que les étiquettes seront collées sur le passeport de l’animal. En effet, depuis le 01 janvier 2008, tous les animaux vaccinés contre la rage devront posséder un passeport, qu’ils voyagent ou non. Ce passeport sera à la fois le support de l’ identification de votre animal et de la vignette du vaccin rabique.

     


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